Tumeur de la peau et des parties molles

 

Schématiquement on peut distinguer différentes tumeurs traitées pas le chirurgien esthétique et plastique, le Dr Staub :

Tumeurs malignes

Carcinomes basocellulaires, carcinomes spinocellulaires, mélanomes, sarcomes. Les cancers de la peau et des parties molles doivent impérativement être retirés chirurgicalement. Il est nécéssaire pour ces lésions de retirer une « marge de sécurité » de tissus sains sur les côtés et en profondeur, pour diminuer au maximun le risque de récidive.

Tumeurs bénignes

naevi, molluscums, lipomes, nodules douloureux, histiocytofibromes . Leur exérèse est motivée soit pour éviter leur transformation en tumeur maligne soit pour des raison esthétique ou de gêne fonctionnelle.

Dans tous les cas lorsqu’une lésion est enlevée il est réalisé un examen anatomopathologique (au microscope) pour confirmer :

  • que la tumeur a été enlevée totalement,
  • pour établir le diagnostic histologique.

Quels sont les principes du traitement ?

Il s’agit de retirer la lésion en totalité avec pour les lésions malignes une marge de sécurité dont la taille dépend du type de lésion.

La cicatrisation dirigée

Pourvu que leur fond soit bien vascularisé, bien vivant, toutes les plaies de l’organisme cicatrisent spontanément.

Si leurs dimensions ne sont pas trop grandes, et si leur siège le permet, certaines plaies peuvent être laissées délibérément et définitivement à leur évolution naturelle vers la cicatrisation.

Pour d’autres plaies, la cicatrisation spontanée est une étape de début qui permet de préparer le sous-sol à une greffe de peau ultérieure.

Dans tous les cas, il faut savoir que l’évolution de la cicatrisation d’une plaie laissée ouverte est stéréotypée en 3 étapes :

  • Détersion : au début, il semble que rien ne se passe au fond de cette plaie qui se couvre progressivement de fibrine, de débris blanchâtres, et de pus. Cela ne doit pas inquiéter, ni faire redouter une « infection ». Comme la peau saine, la plaie est couverte de microbes, qui sont inoffensifs. Il n’y a pas lieu de mettre d’antiseptiques ni d’antibiotiques, qui ne feraient que sélectionner des germes résistants, potentiellement dangereux. Ce n’est pas la présence de pus qui doit inquiéter, car elle est naturelle, mais l’existence éventuelle d’une rougeur douloureuse qui s’étend autour de la plaie, et/ou d’une fièvre (température supérieure à 38°C).
    Dans ce cas, qui est rare, il faut traiter par des antibiotiques adaptés à la nature du microbe.
    Sinon, il suffit de laver la plaie tous les jours à l’eau et au savon, et de la recouvrir d’un pansement gras pour voir l’évolution vers le stade suivant.
  • Bourgeonnement : une fois détergé, le fond de la plaie se met à bourgeonner. On observe un tapis rouge qui couvre progressivement et uniformément la surface de la plaie, et qui en comble la hauteur. Ce bourgeonnement s’accompagne d’une rétraction importante des berges, qui divise au moins par deux la surface initiale de la plaie. Là encore, il suffit de laver tous les jours la plaie à l’eau et au savon et de la couvrir d’un pansement gras. Si le bourgeon devient hypertrophique, c’est-à-dire s’il dépasse le niveau de la peau saine voisine, il faut l’aplatir par un pansement avec une feuille de Corticotulle®. Cette dernière contient de la cortisone, qui est très efficace et sans danger, à condition de ne pas prolonger son application au-delà de 24 à 48 heures, et de revenir aux pansements gras précédents.
  • Epidermisation. L’épiderme des berges de la plaie repousse sur le bourgeon précédent, qu’il recouvre progressivement d’un « liseré épithélial » depuis les berges jusqu’au centre. Cet épiderme est très fin et très fragile, et il faut prendre garde à ne pas l’arracher en changeant les pansements, dont la fréquence peut alors être ralentie (un tous les 2 ou 3 jours). Lorsque la surface du bourgeon est trop grande, on propose le plus souvent une greffe de peau pour accélérer l’évolution vers la cicatrisation et gagner plusieurs semaines ou plusieurs mois sur l’épidermisation spontanée.

Bien que la cicatrisation spontanée d’une plaie puisse être impressionnante, elle est très efficace, et ne nécessite que des soins simples. Ces soins doivent être faits tous les jours, à la maison, par une infirmière à domicile, après la douche à l’eau et au savon. L’évolution est contrôlée au moins une fois par semaine en consultation par le chirurgien, jusqu’à la cicatrisation complète, ou jusqu’à la greffe de peau.

Comme tous les phénomènes de cicatrisation (voir cette fiche), la cicatrisation spontanée d’une plaie laisse des cicatrices constantes et inévitables. Indélébiles, leur aspect final est imprévisible et ne doit pas être jugé avant 12 mois. Comme toutes les cicatrices, elles doivent être protégées du soleil pendant environ un an.

Les greffes de peau

Une « greffe » est un fragment de tissu qui est complètement séparé de son site donneur pour être fixé sur un site receveur destiné à le revasculariser spontanément.

Contrairement au lambeau qui contient sa propre vascularisation, une greffe ne « prend » que si elle est revascularisée par les tissus où on l’a fixée. Une greffe ne peut donc s’envisager que si le sous-sol qui la reçoit est suffisamment vascularisé.

Sa survie étant liée à sa revascularisation à partir de la profondeur, une greffe doit être parfaitement immobilisée et maintenue au contact de la zone receveuse, sans espace mort ni mouvements de cisaillements possibles. Dans la majorité des cas, un « bourdonnet » est indispensable pour cela, c’est-à-dire un pansement gras cousu sur la peau. Sur les membres, une attelle plâtrée est souvent utile pendant 7 à 10 jours.

Le bourdonnet est laissé en place pendant un temps variable selon les cas de 1 à 7 jours environ. Son ablation est impérative s’il existe de la fièvre, une douleur, une mauvaise odeur, ou une rougeur périphérique.

Il existe deux grandes sortes de greffes cutanées : peau mince (ou demi-épaisse), et peau totale.

Les greffes de peau mince ou demi-épaisse sont prélevées avec un rasoir (dermatome), tangentiellement à la peau. Les zones de prélèvement sont habituellement les membres (surtout cuisses et fesses), mais peuvent aussi être le thorax, l’abdomen, le dos, et le cuir chevelu. La zone donneuse cicatrise par épidermisation spontanée, à partir des annexes épidermiques conservées dans le derme. La durée de cicatrisation de la zone donneuse et son risque d’hypertrophie cicatricielle sont d’autant plus grands que la greffe est épaisse.

Une greffe de peau mince peut être utilisée :

  • soit en bandes continues
  • soit en filet (« mesh graft »), pour multiplier la surface de greffe par un facteur variable de 1,5 à 6.
    L’épidermisation des espaces situés entre les mailles du filet se fait secondairement et spontanément à partir de ces dernières.

Prélevée au bistouri, la greffe de peau totale emporte toute l’épaisseur de la peau. La zone donneuse, incapable d’épidermisation à partir de son sous-sol, doit être suturée. De meilleure qualité fonctionnelle et esthétique que les greffes de peau mince, les greffes de peau totale sont le plus souvent utilisées au niveau du visage et des mains.

Les zones de prélèvement possibles sont, pour une greffe du visage, situées le plus près possible de la zone receveuse : sur les paupières supérieures, devant et derrière les oreilles, et à la base du cou au dessus de la clavicule. Sauf lorsque la surface à greffer est très grande, les autres zones de prélèvement ne sont pas utilisées pour le visage (en raison de leur couleur trop différente) : régions inguinales et sus-pubienne, face interne du bras, pli du coude, pli du poignet.

Pansement d’une greffe

Pendant les premiers jours, le but est de maintenir la greffe aussi étroitement que possible contre sa zone receveuse, qui doit être immobilisée aussi bien que possible. Après ablation du bourdonnet, les pansements de la greffe sont quotidiens et reposent sur les tulles et interfaces au contact de la greffe, et sur les compresses dépliées pour capitonner et protéger l’ensemble.

Si une greffe de peau totale doit absolument être maintenue en permanence sous un pansement très gras pendant les premières semaines pour éviter la dessication nuisible de sa surface, il n’en est pas de même pour les greffes de peau mince ou demi-épaisses, qui peuvent être exposées à l’air libre pendant quelques heures par jour pour faciliter leur prise lorsqu’elle n’est pas parfaite d’emblée.

Lorsqu’une greffe est décollée par un sérome (exsudat séreux non hémorragique), elle est nourrie par imbibition et peut prendre après évacuation de l’épanchement. N’étant pas nourrie par imbibition, une greffe décollée par un hématome souffre, d’autant plus que l’évacuation de cet hématome est tardive.

Plus une greffe est mince, plus elle prend facilement, mais moins elle est esthétique (texture, couleur) et plus elle se rétracte. Une greffe est insensible au début. Lorsqu’une réinnervation sensitive survient, elle est tardive (plusieurs mois) et de mauvaise qualité, et se fait par la périphérie.

Comme tous les phénomènes de cicatrisation, les greffes laissent des cicatrices constantes et inévitables. Indélébiles, leur aspect final est imprévisible et ne doit pas être jugé avant 12 mois. Une greffe et sa zone donneuse doivent être protégées du soleil pendant environ un an.

Une greffe n’est jamais hypertrophique ou chéloïde, mais sa jonction avec la peau normale, ainsi que sa zone donneuse peuvent l’être, pouvant nécessiter un traitement approprié (injections de corticoïdes dans la cicatrice, compression continue, douches filiformes, etc.).

Malgré toutes les précautions techniques, des complications sont possibles avec toutes les greffes, pouvant aboutir à leur nécrose partielle ou totale. Celle-ci résulte soit d’une ischémie (absence de revascularisation), soit d’une infection, soit des deux à la fois.

Les lambeaux

Contrairement à une greffe, dont la survie dépend de la vascularisation de la zone receveuse, un lambeau contient sa propre vascularisation.

Un lambeau est un tissu vivant, vascularisé.

Contrairement à une greffe, il n’est donc pas détaché du corps. La seule exception concerne les lambeaux « libres », qui sont certes séparés du corps pendant un court instant, comme une greffe, mais dont l’artère et la veine nourricières sont aussitôt rebranchés sur une artère et une veine de la zone receveuse, permettant ainsi la vascularisation du lambeau.

Presque n’importe quel tissu du corps peut être considéré comme un lambeau, du moment qu’il est vascularisé. On distingue ainsi les lambeaux cutanés, fascio-cutanés, musculaires, musculo-cutanés, osseux, épiploïques, etc. Ils peuvent être prélevés de la tête aux pieds.

Quel que soit le lambeau prélevé, on distingue la « zone donneuse » et la « zone receveuse ».
Un lambeau est fixé sur sa zone receveuse par des sutures.
Selon les cas, sa zone donneuse est soit refermée par des sutures, soit couverte par une greffe cutanée, soit laissée en cicatrisation dirigée, temporairement ou définitivement.

Sur le plan stratégique, on peut distinguer :

  • Les lambeaux « à pédicule définitif », qui ne nécessitent pas d’intervention supplémentaire.
  • Les lambeaux « à pédicule transitoire », dont le pied nourricier fait l’objet d’un « sevrage » 2 à 3 semaines après sa mise en place. La partie inutilisée du pédicule est reposée sur sa zone donneuse.
  • Les lambeaux « libres », dont l’artère et la veine sont séparés de la zone donneuse pour être aussitôt rebranchés sur une artère et une veine proches de la zone receveuse. Cette réparation est faite par des techniques de suture vasculaire microchirurgicale, qui peuvent nécessiter des « pontages » vasculaires. Dans ce dernier cas, des morceaux de veine superficielle sont prélevés sur un membre supérieur ou inférieur, au prix de cicatrices supplémentaires.

Une intervention pour lambeau libre dure plusieurs heures (de 5 à 12 heures selon les cas) et nécessite ensuite une surveillance très fréquente pendant plusieurs jours, pour dépister une éventuelle complication à type de « thrombose ». Ce mot signifie que l’artère et/ou la veine du lambeau sont bouchés, pour une raison quelconque. Une réintervention sous anesthésie générale est alors nécessaire de toute urgence pour tenter de sauver le lambeau, privé de son sang. Cette réintervention comporte souvent un « pontage » vasculaire (voir plus haut). Bien que les lambeaux libres soient une technique fiable, ils comportent cependant un risque d’échec complet, qui est de l’ordre de 3 à 4%.

Quelles sont les indications pour l’opération ?

La consultation va permettre au chirurgien d’examiner la lésion et de vous exposer l’intervention, ses bénéfices et ses risques.

Aucun médicament contenant de l’Aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.
Il est impératif de ne pas fumer ni boire d’alcool la veille de l’opération.

En fonction du type d’anesthésie, on pourra vous demander de rester à jeûn (rien manger ni boire) 6 heures avant l’intervention.

Quel est le type d’anesthésie pratiquée ?

Anesthésie locale pure, où un produit analgésique est injecté afin d’assurer l’insensibilité de la zone à opérer. C’est le cas le plus fréquent.

Neuralepanalgésie, durant laquelle vous pouvez rester éveillé mais où vous serez relaxé et dont il peut résulter une certaine amnésie de l’intervention.

Anesthésie générale, durant laquelle vous dormez complètement.

Quels sont les risques de la chirurgie de la peau ?

Tout acte médical, investigation, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit dans les conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et à la réglementation en vigueur, expose à un risque de complication.

Comme toute intervention chirurgicale, la chirurgie plastique de la peau comporte des risques :

  1. Les risques liés à l’anesthésie générale vous seront expliqués par le médecin anesthésiste lors de votre consultation.
  2. Les risques de complications générales de la chirurgie, parmi lesquelles il faut insister sur les suivantes :

Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), qui sont la complication la plus grave, car elle peut être mortelle. Leur risque de survenue est augmenté si vous avez déjà eu de tels accidents auparavant. L’arrêt de la pilule un mois avant l’opération, le port de bas antithrombose, le lever précoce, et le traitement anticoagulant contribuent à réduire ce risque.

L’hématome, qui peut obliger à une réintervention sous anesthésie générale.

L’épanchement lymphatique, qui peut apparaître quelques semaines après l’intervention, et peut conduire à des ponctions répétées et/ou à une réintervention pour drainage.

La nécrose cutanée, qui prolonge de plusieurs semaines la durée de la cicatrisation et laisse une cicatrice large. Elle est nettement favorisée par le tabagisme, qui altère durablement la circulation capillaire du sang, ainsi que par l’obésité. L’importance de cette nécrose peut être très variable, et son traitement peut nécessiter une nouvelle intervention.

L’infection du site opératoire, toujours posiible. Elle peut nécessiter un drainage chirurgical.

Modifications de la sensibilité : à type d’engourdissement, d’insensibilité, ou de sensations « bizarres » dans la région opérée, ces modifications sont fréquentes et disparaissent habituellement, au moins partiellement, avec le temps (plusieurs mois ou années selon les cas).

Les cicatrices peuvent être larges ou hypertrophiques (en relief), de façon imprévisible. Elles peuvent parfois nécessiter une retouche chirurgicale lorsqu’elles sont larges et/ou des injections de corticoïdes lorsqu’elles sont hypertrophiques.

42 Questions

Poser ma question au Dr Staub

01 46 05 81 91

*

  1. Bonsoir,
    J’ai été opéré en janvier et février d’un dermatofibrosarcum situé à l’épaule. On m’a pratiqué une exérèse totale avec marges et pose d’un bourdonnet en vue d’une greffe selon le protocole établit avant l’opération. Soucis lors de mon dernier passage au bloc les médecins ont refermé sans faire la greffe. Ils ont cousu bord à bord, une plaie très tendue qui a cicatrisé ce jour mais je suis très déçue du résultat.Je vie très mal cette mutilation je n’arrive pas a laisser la cicatrice à l’air je met toujours un pensement. Qu’en pensez-vous ? Merci d’avance pour votre retour

    Reply
    • Dr Staub

      Bonsoir

      Je ne peux vous donner aucun conseil sans vous examiner ou à défaut sans photo.

      Bien à vous

      Reply
  2. Bonjour, j’ai subi, il y a 11 jours, une résection avec lambeau sur la lèvre inférieure et la tumeur, d’un cm, après analyse s’est heureusement révélée bénine. La cicatrisation semble bien se dérouler et j’ai perdu les 12 points résorbables.Mais malgré mes nombreuses questions, le chirurgien ne répond pas à mes interrogations, reste vague et je me sens un peu démunie sur les suites. Je m’inquiète en effet d’une insensibilité de la zone opérée et d’une sensation de creux et de bosses à l’intérieur de la zone.Est ce normal? Vais je retrouver ma sensibilité et ce, au bout de combien de temps à peu près? Enfin, si ce « creux » dans ma lèvre, qui ne se voit pas mais que je ressens, ne se résorbe pas dans le temps, y a t il un moyen de le « combler » par des injections ou autres? J’ai vu que vous sembliez très humain dans vos réponses, je n’ai pas eu cette chance avec mon chirurgien sans doute bon technicien mais nul humainement. Aucune explication ni avant ni après….. Merci par avance

    Reply
    • Dr Staub

      Bonsoir

      Il ne m’est malheureusement pas possible de vous sans vous avoir examiné et sans pouvoir appréhender complètement le geste chirurgical qui a été réalisé. Ceci étant le delais avec l’intervention n’est pas incompatible avec les symptômes que vous décrivez. La cicatrisation est un phénomène lent, qui dure 1 an ou plus.
      Bonne soiree

      Reply
  3. Bonjour,
    Je dois me faire opérer d’un carcinome basocellulaire (non typé) situé sur le sommet de l’arrête du nez, d’une grandeur de 0.8 cm.
    Le chirurgien ORL va enlever la tumeur et refermer par glissement de peau.
    Ne vaudrait-il pas mieux faire un lambeau ?
    Cela ne va-t-il pas tirer sur les yeux ?
    Pourriez vous me dire si il y a beaucoup de points de suture ?
    Merci beaucoup pour vos réponses.

    Reply
    • Dr Staub

      Chère Madame

      Il faut poser ces questions à votre chirurgien. Un lambeau ne me semble pas nécessaire dans cette localisation.

      Bonne soirée

      Reply
  4. J ai eu un kyste dans le dos qui s est infecté puis éclaté pendant que je dormais il y a plusieurs années. Depuis j ai une cicatrice avec un grain de beauté dont la partie superieure devient blanche puis tombe. Le contour la cicatrice est rouge. Est ce normal ou dois je consulter ?

    Reply
    • Dr Staub

      Consultez sans hésitation

      Reply
  5. Bonjour Docteur, Je suis une femme encore jeune et coquette. Depuis 2012 je suis soignée pour un CBC par exerèze. Une récidive a nécessité de me réopérer avril 2017 par la technique du slow mohs. Malheureusement, il semble que tout ne soit pas enlevé au centre (résultat labo) Je suis très inquiète car il ne reste à cet endroit que la galéa, le périoste et l’os.
    Qu’advient-il dans ce cas ? Comment être sûr de tout enlever ? Peut on toucher l’os ?
    De plus, la surface nue est de plus de 10 cm de long. Quelle technique de reconstruction puis je envisager ?
    Merci pour votre réponse Je dispose de photos et compte rendus

    Reply
    • Dr Staub

      bonjour madame

      Il est tout à fait possible de toucher l’os et de le remplacer ce n’est pas un problème, quand à la reconstruction il y a de multiples façons de la réaliser. Si vous le souhaitez vous pouvez venir me consulter.

      Bonne journée

      Reply
  6. bonjour, infirmière libérale ayant actuellement un soin de greffe de peau derriere l’oreille d’un patient avec bourdonnet, en général la consigne médicale est de ne pas toucher au bourdonnet, éventuellement de faire ruisseler du désinfectant , mais une collègue me dit qu’il faut le regraisser avec de la vaseline tous les jours. Etes vous d’accord avec cette pratique est-ce que ca ne risque pas de trop macérer ?
    d’avance merci de votre réponse

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour

      Personnellement mes consignes pour une greffe de peau totale ou demie épaisse avec bourdonnet sont:
      Ne pas mouiller, surtout pas de désinfectant.
      Ne pas toucher.
      À mon avis il n’est pas possible de dégraisser en profondeur avec un bourdonnet, cela va graisser la surface et est donc inutile.
      Ablation du bourdonnet à J5 si le bourdonnet est inodore, dans le cas contraire ablation du bourdonnet.
      À l’ablation du bourdonnet il faut graisser la greffe à la vaseline au minimum tous les jours apres nettoyage délicat au sérum physiologique.
      Cordialement

      Reply
  7. Bonsoir
    On m’a retiré un carcimone basocellulaire sur le front le 19 janvier. Depuis 15 jours environ je ressens de fortes brûlures et depuis 2 jours, une sorte de verrue réapparaît sur la plaie refermée et cicatrisée. Dois-je m’inquiéter?

    Reply
    • Dr Staub

      Bonsoir

      Consultez votre chirurgien très rapidement, ce n’est pas normal.

      Cordialement

      Reply
  8. bonjour est il possible d avoir recours à une prothèse d oreille en cas d ablation suite carcinome in situ?? merci

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour
      Oui il est tout à fait possible d’avoir recours à une orthese pour remplacer l’oreille.
      Bonne journee

      Reply
  9. bonjour

    mon mari a un carcinome in situ au pavillon externe de l oreille la dermato envisage un traitement par crème au depart quelles sont les chances de guerison?? faudra t il enlever l oreille totale si il y a opération?? MERCI

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour

      Si votre dermato a choisi un traitement par aldara c’est qu’il estime que celui ci sera efficace, cela à toutes les chances de marcher sur un carcinome in situ. En cas d’échec il faudra discuter d’une chirurgie, il m’est impossible de vous répondre sans voir l’étendue de la lésion.
      Bonne journée

      Reply
  10. monsieur bonjours j’ai un grave problème au menton une bosse cutanée trés épaisse irrégulière fibreuse et manque de souplesse du à l’épaisseur voilà au départ j’avais une petite bosse cutanée qui déformait un peu ma bouche j’ai voulu atténuer cette bosse cutanée par des peelings dont 3 pelings tca 30 réalisé à la maison que j’avais acheté sur internet avec la notice explicatives pour réaliser ces peelings mais depuis ma peau s’est encore plus épaissit et devenue fibreuse endurée du faîte de l’épaisseur je croyais que les peelings gommaient les imperfections j’ai réalisé une microdermabrasion pour atténuer cette bosse cutanée trés épaisse j’ai essayé qu’une fois avec le disque rotatifs en oxyde d’aluminium acheté sur internet le PMD avec disque abrasion maximale depuis la bosse est encore plus épaisse j’ai tous arrêté car au lieu de gommer cela fait le contraire ce qui me gêne beaucoup c’est cette cicatrice ou bosse cutanée trés épaisse qui ressort de la peau est m’oblige à tordre le menton cette bosse cutanée ou grosse cicatrice se dirige vers la gauche du menton j’avais été voir un médecin esthétique qui ma fait peelings plus mésolift 2 séances plus on a voulu atténuer ce problème plus il a empiré la peau est devenue plus épaisse qu’avant et forme une bosse cutanée irrégulière et trés gênant est ce qu’un chirurgien plasticien et esthétique peut remédier à ce problème c’est une grosse anomalie cutanée ou cicatrice en bosse sur le milieu du menton lorsque je me regarde dans une glace cela déforme ma bouche la lèvre gauche remonte au dessus de la bouche ça déforme moins le côté droit j’évite de me regarder trop dans la glace car je ne supporte plus cette déformation qui me déforme tous le bas du visage et me g^ne beaucoup est ce qu’un chirurgien plasticien peut remédier à ce probléme merci de me répondre aurevoir

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour
      Sans photo impossible de vous répondre.
      Cordialement

      Reply
  11. Bonjour,
    Un carcinome basocellulaire de 2 cm de diamètre sur la joue va m’être retiré et la plaie sera recouverte par un lambeau local. S’il y a reprise du carcinome (le lambeau comporte des tâches qui me préoccupent), est-il facile de ré-opérer ou vaut-il mieux envisager de prendre un lambeau plus éloigné ?
    Merci infiniment.

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour

      La réparation est plus facile avec un lambeau local. La recidive d’un carcinome basocellulaire est rare lorsque les marges prises autour de la lésion son suffisantes.
      Dans le cas extrême d’une recidive il faut envisager la réparation par une méthode locale ou à distance s’il n’y pas pas d’autre alternative.
      Pour schématiser les méthodes de réparation de la plus simple à la plus compliquée
      Cicatrisation dirigé on laisse la nature refermer la plaie
      Suture simple
      Greffe de peau mince
      Greffe de peau totale
      Lambeau local
      Lambeau régional pédiculé
      Lambeau libre

      Bonne journee

      Reply
  12. Bonjour je dois avoir une greffe sur mon avant bras prélevé sur ma cuisse car j’ai était brûler et sa a du mal a cicatriser je voulez savoir si cela fait très mal car je ne veux pas le faire mes les medecin me le conseil

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour

      Si vos médecins pensent que c’est dans votre intérêt, écoutez les car la guérison sera beaucoup, beaucoup plus rapide. La prise de greffe est un peu douloureuse pendant 48-72h
      Cordialement

      Reply
  13. Peux t on mettre de la crème betneval sur une greffe de peau a j5.merci

    Reply
    • Dr Staub

      Oui si cela est prescrit par le chirurgien
      Cordialement

      Reply
  14. On m’a fait l’exérèse d’un carcinome situé au dessus du front, laissant une plaie de 5X5cm !Le Praticien envisage de procéder à des micro-perforations pour revascularisé l’Os. Quelle est la suite à cet acte chirurgical.Quelle serait la prochaine étape ?
    Remerciement pour votre éclairage.
    Cordialement

    Reply
    • Dr Staub

      Les trous dans l’os vont induire un bourgeonnement et la plaie va petit à petit se refermer.
      Cordialement

      Reply
  15. Bonjour,

    Pour enlever un carcinome basocellulaire infiltrant sur l’arete nasale, le chirurgien me propose de l’enlever et de faire une greffe au cours de la meme intervention. L’analyse du morceau enlevé ayant lieu apres. Cela est il une procédure classique et sûre ? Ou bien doit on le faire en deux étapes pour être sur de ne pas avoir à reintervenir sur ou près de la greffe ?
    Merci de votre avis

    Reply
    • Dr Staub

      Bonsoir

      Pour le nez il faut travailler en un temps des que possible, c’est la meilleure façon de faire. La greffe va ainsi éviter la rétraction des tissus, difficile et/ou impossible à corriger.
      Cordialement

      Reply
  16. Bonjour, suite à une chute dans un escalier il y a 5 ans maintenant une bosse sur le haut de la fesse droite est apparu. Après Echo ce serait un lipome non délimité. Si on l opère il y aurait un trou. Il y a t il un moyen de retrouvé une forme normale sans bosse et sans trou?

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour
      Oui cela est possible, il faut quelques semaines après l’ablation du lipome faire un lipofilling (injection de votre propre graisse) pour restaurer les volumes.
      Bonne journée

      Reply
  17. Bonjour Docteur, j’ai reçu 2 interventions 1)30 aout – 2è)28 septembre
    pour une mélanose de dubreuilh in situ stade 1. greffe de +/- 16 cm². la peau prélevée sur l’épaule et greffée sur la joue, est tachée brune et les coutures sont dures. croyez vous que le temps arrangera tout cela ? le chirurgien pas trop bavard et pas de réponse. bien à vous et merci d’avance de me rassurer !! Christiane.

    Reply
    • Dr Staub

      Chère Madame,

      Afin de pouvoir vous répondre le plus précisément possible et à défaut de pouvoir vous examiner, envoyez moi des photographies sur ma boîte mail bloc@drstaub.org
      Bonne soirée

      Reply
  18. Bonjour,
    En 2010, j’ai été opéré d’un carcinome basocellulaire sur l’ail du nez à proximaté de mon oeil droit.
    Je dois à nouveau subir une intervention chirurgicale pour récidive. J’ai rencontré un chirurgicien plastique qui me propose 2 méthodes :
    – une greffe de peau avec le risque de distinguer la zone soignée
    – un lambeau de peau avec deux cicatrices et déformation du côté droit de mon visage.
    Je souhaite une intervention la plus discrète possible.
    Le choix est très difficile pour moi car j’apporte une importance à mon apparence physique même si j’ai 53 ans.
    Merci de votre réponse.
    Sincères salutations.

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour
      Il n’y a pas de réponse univoque à votre question. Il me faudrait une photo pour pouvoir vous répondre, vous pouvez m’envoyer celle ci par mail bloc@drstaub.org
      Bien à vous

      Reply
  19. bonjour
    Mon fils a ete operer d une tumeur benigne a un pied cepandant cette derniere n a pas ete enlever completement car la partie restante ce trouve proche des nerfs ligament et artere .La tummeurs peut elle repousser.

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour

      Pour pouvoir vous répondre avec précision, il me faudrait connaitre le type de la tumeur. Vous pouvez me contacter en MP.
      bonne journée

      Reply
  20. J ai été opérée d un carcinome du sein gauche.on m a enlevé le sein gauche avec reconstruction mamaire.un lambeau dorsal m a eté greffé.tout va bien.sauf un epanchement de lymphe qui revient toutes les semaines depuis que je suis sortie de l hopital.j ai été opérée le 17 decembre.je suis ponctionnée toutes les semaines.je commence à m inquieter.ne faut il pas faire autre chose que la ponctioN?

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour

      Un serome est fréquent après lambeau de grand dorsal, cela nécessite des ponctions itératives puis il fini par se tarir. L’épanchement peut durer plusieurs semaines.
      Pas d’inquiétude donc mais beaucoup de patience.

      Reply
  21. Bonjour,j’ai beaucoup aimé vos explications claires sur les differents cancers et suit tres interessé de comprendre ce qui se passe ensuite. Je m’explique suite a un cancerde type carcinome ma grand mere a été greffée avec muscle et peau.Aujourd’hui à 3semaine et 3jours la greffe a totalement echoué et lors de l’exerese leq medecins ont preleve un morceau d’os du crâne pour l’anapat resultat os sain,mais aujourd’hui on se retrouve avec trois zone avec os a nu et donc une decision de faire de petit trou pour que les cellules reconstructrices de la moelle osseuse puisse faire leur travail de reconstruction par bourgeonnement.Une infection a ete detectee et est traite par antibio.ma question cette chir sur le crane necessite t elle une surveillance obligatoire a l’hopital ou un suivi en maison de convalescence peut etre suffisant? La greffe de peau plus tard est elle obligatoire n’y a t il pas d’autres options plus sûr au vu de la cicatrisation difficile de la patiente. Vous remerciant encore pour votre publication eclairée serait il possible d’avoir une publication sur les suites.Merci.

    Reply
    • Dr Staub

      Bonsoir
      Votre grand mère a sans doute eu un lambeau musculo cutané qui a nécrosé. La très bonne nouvelle est que l’os prélevé par les chirurgiens est sain, ce qui signifie que le cancer n’a pas envahi l’os.
      C’est une bonne idée de faire des trous dans l’os: c’est la méthode de Papineau pour obtenir un bon tissu de granulation (c’est à dire un bon sous sol) pour pouvoir faire une greffe de peau mince. C’est une méthode qui a toute les chance de marcher, même si votre grand mère a des problèmes de cicatrisation. Il faut veiller à l’hydratation permanente des trous en milieu hospitalier.
      Merci pour vos encouragements et prompt rétablissement à votre grand mère.

      Reply