Prothèses Mammaires

Prothèses Mammaires

Photos Prothèses seins :

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Ce que corrige la plastie mammaire d’augmentation

La plastie mammaire d’augmentation est une intervention chirurgicale qui permet d’augmenter le volume des seins au moyen d’implants. Il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, qui n’est prise en charge ni par la sécurité sociale, ni par la mutuelle : l’ensemble des frais est à votre charge, et aucun arrêt de travail ne peut être prescrit.

• L’intervention augmente le volume du sein.
• Mais l’intervention ne corrige pas significativement la ptose éventuelle du sein, qui peut nécessiter une intervention associée spécifique (plastie mammaire).

Ce que vous devez savoir sur les implants mammaires

  • L’allaitement : l’implant n’a pas de retentissement sur l’allaitement
  • La mammographie : la présence d’un implant mammaire ayant une influence sur les examens radiologiques par rayons X, les femmes ayant un implant mammaire doivent bien préciser au radiologue qu’elles sont porteuses d’un implant de manière à ce que la technique soit adaptée.
  • Le cancer du sein : la relation entre cancer du sein et implant a été recherchée et aucune relation entre les deux n’a été mise en évidence.
  • Les complications générales de la silicone : les implants mammaires remplis de gel de silicone ont été accusés d’être responsables de déclencher diverses maladies inflammatoires chez certaines patientes. Cet article vous expliquera quelles sont les meilleures prothèses mammaires.

Aujourd’hui, les travaux scientifiques sur ce sujet sont rassurants : le risque de ces maladies inflammatoires chez les femmes porteuses d’implants mammaires remplis de gel de silicone reste très faible.
Consultez cet article à propos de quand peut-on faire appel à l’augmentation mammaire.

Le suivi d’un implant mammaire

Le suivi médical recommandé de toute personne ayant subi une implantation mammaire consiste en une consultation médicale :

  • pendant la période post-opératoire précoce (au cours de la première quinzaine)
  • 3 mois après l’implantation, lorsque l’inflammation a atteint son acmé,
  • 1 an après l’intervention, pour apprécier l’état de la cicatrice
  • en cas de complication, de suspicion de complication ou de traumatisme et au minimum tous les 5 ans

La présence d’un implant mammaire ne soustrait pas à la surveillance médicale habituelle que ce soit dans le cadre de la surveillance gynécologique ou dans le cadre du dépistage du cancer du sein. La présence de l’implant mammaire doit être spécifiée par la patiente au médecin.
Plus d’informations sur le post-opératoire.

Les cicatrices

Comme pour toute intervention chirurgicale, il existe des cicatrices. Elles sont positionnées sur le sein mais sont généralement peu visibles aprés un an. Selon les cas, il s’agit :

• Soit d’une cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire
• Soit d’une cicatrice circulaire autour de la moitié inférieure de l’aréole
• Soit d’une cicatrice dans un pli de l’aisselle, derrière le relief du muscle grand pectoral.

Comme toutes les cicatrices, elles sont définitives et indélébiles. Elles doivent être protégées du soleil pendant 1 an minimum (voir la fiche sur la cicatrisation).

Avant l’intervention

• 2 consultations de chirurgie espacées de 15 jours minimum sont obligatoires avant tout acte de chirurgie esthétique.
• Une mammographie pré-opératoire est systématique chez les femmes de plus de 35 ans ou ayant des facteurs de risque de cancer du sein.
• Une consultation d’anesthésie est obligatoire plusieurs jours avant cette intervention des seins.
• Des photographies médicales sont toujours réalisées.
• Un soutien gorge de sport sans armature, et s’ouvrant par devant, est prescrit.
• Prévoyez une période d’indisponibilité professionnelle de 15 jours environ après l’intervention, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit. De plus, l’ensemble des frais encourus est à votre charge puisqu’il s’agit d’une intervention purement esthétique.
• Les consignes médicales systématiques les plus importantes sont les suivantes :

  • Arrêt strict du tabac 2 mois avant l’intervention, pour réduire le risque de nécrose cutanée.
  • Arrêt de la prise d’aspirine, d’anti-inflammatoires, ou d’anti-coagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l’intervention, pour réduire le risque hémorragique.
  • Arrêt de la contraception orale 1 mois avant l’intervention, pour diminuer le risqué thrombo-embolique.
  • Eviter les grossesses dans les 2 ans qui suivent l’intervention pour éviter de détériorer le résultat esthétique de l’intervention.

L’intervention

• L’intervention se déroule toujours sous anesthésie générale, en position demi-assise.
• Vous êtes hospitalisée la veille ou le matin de l’intervention.
• Vous devez impérativement être à jeun depuis minuit (y compris pour l’eau et le tabac).

Après l’intervention

• Une surveillance a lieu en salle de réveil d’abord, puis dans votre chambre.
• Un système de drainage aspiratif est habituellement mis en place pour réduire les risques d’hématome. Il est généralement conservé de 1 à 5 jours selon sa production. Le drainage n’empêche pas le retour à domicile, si le chirurgien considère qu’il est possible.
• Le pansement est retiré le second jour après l’intervention. Un pansement léger sera réalisé et vous devrez porter le soutien-gorge sans armature prescrit en préopératoire. Il devra être porté nuit et jour pendant environ 2 mois.
• L’hospitalisation dure entre 1 et 2 jours selon les cas. Il est recommandé qu’une personne accompagne votre retour à domicile.
• Les fils sont le plus souvent résorbables sinon ils sont retirés entre 2 et 4 semaines après l’intervention, en une ou plusieurs fois.
• La première douche est autorisée le lendemain de l’ablation des drains.
• Plusieurs consultations de contrôle sont réalisées, environ 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an après l’intervention. Puis tous les 5 ans et/ou en cas d’incident éventuel.
• De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines ou les premiers mois qui suivent l’intervention :

  • un oedème (gonflement) des seins. D’importance variable, il peut être asymétrique. Il s’estompe dans les premières semaines, et peut parfois persister un mois.
  • des ecchymoses (« bleus ») des seins, souvent asymétriques. Elles persistent rarement plus de 10 jours.
  • Souvent des douleurs, bien traitées par les antalgiques.

Plus marquées lorsque l’implant est placé derrière le muscle grand pectoral.

• La surveillance des seins par mammographie dans le cadre du dépistage systématique du cancer du sein n’est pas ou peu perturbée par l’implant. Il faut toutefois en informer votre gynécologue et le radiologue. Il est conseillé de pratiquer une mammographie de reference quelques mois après l’intervention.
• La période d’arrêt de travail est de 8 à 15 jours environ.
• La reprise des activités sportives doit être progressive, à partir de 2 mois.
• Le résultat définitif ne s’observe pas avant 2-3 mois quant au volume et à la forme des seins. Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices.

INFORMATIONS RELATIVES AUX PATIENTES CANDIDATES A L’IMPLANTATION D’UNE PROTHESE MAMMAIRE PRE-REMPLIE DE GEL DE SILICONE (AFSSAPS, 2004)

« Durée de vie de l’implant
Une prothèse remplie de gel de silicone a une durée de vie que l’on ne peut estimer précisément à priori puisqu’elle dépend de l’éventuelle survenue de complication. La durée de vie de l’implant ne peut être garantie. Une femme qui a un implant peut s’attendre à avoir d’autres interventions dans sa vie pour que l’effet bénéfique de l’implant soit maintenu.

Les risques liés aux implants mammaires pre-rémplis de gel de silicone
Ce document est destiné à vous apporter des informations générales sur les risques liés aux prothèses mammaires pré-remplies de gel de silicone. Ce document ne précise pas les risques liés à l’anesthésie et à la chirurgie. N’hésitez pas à demander à votre chirurgien des informations spécifiques sur l’implant que l’on a envisagé de mettre en place.

Plusieurs complications peuvent être observées :

  • la contracture capsulaire : La formation d’une capsule autour d’un implant relève d’un processus attendu. C’est une réaction normale de l’organisme qui forme une sorte de membrane, autour de tout tissu étranger afin de l’isoler et de se protéger. Dans certains cas, cette membrane s’épaissit et forme une véritable coque fibreuse autour de l’implant : il s’agit de la contracture capsulaire. On distingue 4 stades de fermeté qui vont de l’aspect normal indétectable aux formes sévères de coques avec sein dur, rond, fixé et parfois douloureux appelé contracture. La constitution de ces coques pourrait être favorisée par le passage de gel de silicone à travers l’enveloppe de la prothèse. La fréquence de cette complication ne peut être globalement estimée puisqu’elle varie en fonction de l’indication, du type et de la qualité de la prothèse et des conditions d’implantation. La coque expose surtout à une complication d’ordre esthétique mais il peut être nécessaire de réintervenir en cas de gene fonctionnelle ou de douleur. La position de l’implant derrière le muscle pourrait diminuer la fréquence de constitution de coque. La technique chirurgicale alternative, précisée dans ce document, peut être proposée dans certains cas de reconstruction si le risque de contracture est élevé.
  • La rupture : Il existe des facteurs favorisants tels qu’un traumatisme violent et l’ancienneté de l’implant. Lorsque l’implant rempli de gel de silicone se rompt, le gel peut soit rester dans l’enveloppe fibreuse qui entoure l’implant et cela peut passer inaperçu soit diffuser à travers l’enveloppe fibreuse et provoquer l’apparition d’une réaction à corps étranger sous forme de nodules (siliconomes) et des ganglions inflammatoires peuvent même apparaître. En cas de rupture, l’implant sera extrait et remplacé chirurgicalement et les signes inflammatoires disparaîtront.
  • La formation de plis ou d’aspects de vagues : Les plis de l’enveloppe de l’implant peuvent être visibles sous la peau donnant un aspect de vagues, surtout dans la partie supérieure du sein. Ce phénomène serait d’autant plus fréquent que les prothèses sont préremplies d’un gel plus souple. Cette complication expose au risque de rupture par usure prématurée de l’enveloppe sur un pli.

LA QUESTION DES SILICONES

Les conclusions du rapport remis en 1998 par la commission d’étude indépendante (Independent Review Group, ou IRG) au ministère de la santé sont les suivantes (disponible sur Internet) :

  1. « Il n’y a pas de preuve histologique ni immunologique d’une réaction immunitaire anormale aux implants mammaires.
  2. Il n’y a pas de preuve épidémiologique d’un lien quelconque entre les implants mammaires préremplis de gel de silicone et une quelconque maladie du tissu conjonctif. S’il existe un risque de maladie du tissu conjonctif, il est trop faible pour être quantifié. L’IRG ne peut pas justifier la recommandation d’études épidémiologiques complémentaires pour explorer cette hypothèse.
  3. Il n’y a pas de preuve solide à l’existence d’une maladie du tissu conjonctif typique ou à des troubles indéfinis tels qu’un « empoisonnement à la silicone ». Il est possible que d’autres pathologies telles qu’une infection chronique à bas bruit puissent exister dans certaines maladies non spécifiques rapportées chez quelques femmes porteuses d’implants mammaires préremplis de gel de silicone.
  4. La réponse biologique globale aux silicones correspond à une réaction à corps étranger conventionnelle, et non à une réaction toxique inhabituelle.
  5. Il n’y a aucune preuve que les enfants des femmes porteuses d’implants mammaires préremplis de gel de silicone présentent un risque augmenté de maladie du tissu conjonctif.
  6. L’IRG admet qu’il existe des questions telles que l’incidence exacte des ruptures, au sujet desquelles les données scientifiques sont incomplètes et ne permettent pas de tirer des conclusions rigoureuses. »

Fiche récapitulative sur l’augmentation mammaire à télécharger

fiche de l'intervention

Fiche PDF à télécharger : prothèses mammaires

12 Questions

Poser ma question au Dr Staub

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  1. Avatar

    Bonjour Dr Staub,

    Combien de temps après une grossesse, jugez vous une augmentation mammaire possible ?

    Merci

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour Marie

      Une augmentation mammaire est possible 6 mois après la fin de l’allaitement ou de l’accouchement si votre bébé prend des biberons.
      Bonne soiree

      Reply
  2. Avatar

    Bonjour docteur,

    J ai 34 ans et je souhaiterais faire une augmentation mammaire mais voilà j ai une ptôse (sûrement dû à ma grossesse), alors que j’ai une très petite poitrine. On m a parlé de la technique dual plan celle qui serait la plus approprié dans mon cas, de quoi s agit il exactement? Et la pratiquer vous ?

    Merci

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour Céline

      Le Dual Plan est ma technique favorite pour corriger la ptose chez les femmes mince qui n’ont pas ou peu de glande à la partie supérieure du sein et qui se plaignent d’un aspect creux, vide de la zone au dessus de l’areole.
      Cette technique consiste à placer l’implant en arrière du muscle dans la partie supérieure du sein et en arrière de la glande mammaire dans la partie inférieure ceci afin de corriger la ptose ( placement en arrière de la glande) et pour masquer l’implant ( placement en arrière du muscle) afin d’obtenir un effet très naturel.
      A votre disposition pour en parler en consultation.
      Très bonne journée

      Reply
  3. Avatar

    Bonjour Docteur Staub,
    Pouvez vous me dire combien de temps je dois arrêter le sport après une augmentation mammaire.
    Merci

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour Morgane

      Après une augmentation mammaire, il est conseillé de ne pas pratiquer de sport pendant 1 mois.
      Très bonne journée

      Reply
  4. Avatar

    Bonsoir Dr Staub,
    Je me suis fait poser des implants en 2002, je pensais que c’était a vie mais j’entends dire autour de moi qu’il faut les changer régulièrement. Est ce vrai ? Si oui combien d’années dure les prothèses.
    Merci de votre reponse

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour,

      Il faut envisager le changement de ses implants tous les 10-15 ans. En effet, l’enveloppe de la prothèse va s’user avec le temps et le risque de rupture de l’implant augmente.

      J’espère avoir répondu à votre question.

      bonne journée

      Reply
  5. Avatar

    Bonjour Docteur
    J’ai lu sur internet qu’on devait garder des « drains » apres une augmentation mammaire. je n’ai pas bien compris ce que c’était. Pouvez vous m’expliquer à quoi ça sert et combien de temps on doit les garder?
    Merci

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour Julie

      Les drains sont de petites bouteilles reliées à un tuyau qui aspire le sang pour éviter de faire un hématome.
      Il peut être necessaire de les garder 24 ou 48h s’il existe quelques saignements pour prévenir les complications

      Reply
  6. Avatar

    Bonjour Dr Staub, j’ai 27 ans et j’envisage une augmentation mammaire, mais je compte egalement avoir d’autres enfants, (j’en ai 2 actuellement). Pour me décider j’ai besoin de savoir si on peut allaiter avec des implants.
    Merci d’avance pour votre aide

    Reply
    • Dr Staub

      Bonjour madame

      Il est possible d’allaiter avec des implants mammaires en particulier si ceux ci ont été inséré par voie axillaire (sous le bras) ou par la voie sous mammaire (sous le sein). Lorsque la cicatrice est autour de l’aréole cela est possible mais peut être un peu plus difficile car un certain nombre de canaux qui aménent le lait au mamelon ont pu être coupés.
      En revanche il est important de bien laisser les seins cicatriser et ne pas envisager de grossesse dans l’année qui suit l’opération.

      bonne journée

      Reply